L'alêne est allé dans la forêt à ramasser des champignons. Elle a rencontré le coq Chante-Clair. « Alêne, où vas-tu? » « Je vais dans la forêt à ramasser des champignons. »
« J’irai avec toi. On sera plus nombreux et le loup pas dangereux. » Et ils ont continué à marcher. Ils ont rencontré le canard Huppe. « Où allez-vous, Chante-Clair? » « Nous allons dans la forêt pour des champignons. » « J’irai avec vous. On sera plus nombreux et le loup pas dangereux. » Et ils ont continué à marcher.
Dans la forêt ils ont trouvé une maisonnette déserte. « Quelle belle maisonnette, on va passer la nuit ici, » a dit l'alêne. Le coq Chante-Clair s’est envolé sur la perche.
Le canard Huppe s’est caché sous la banquette. L'alêne s’est planté sous le seuil.
Pendant la nuit le loup a fait irruption dans la maisonnette. « Je vais bouffer vous tous,» a-t-il rugit.
Mais le coq n’a pas pris peur et il a poussé un cocorico : « Frappez le tous ! »
Le canard a crié : « coin point moins, coin point moins ! »
L'alêne a sursauté et piqué le loup au côté, pique, pique !
Le loup s'est horriblement effrayé et il s'est enfui.
Matin l'alêne et ses copains sont sortis dans la forêt. Ils ont ramassé un panier plein de champignons et ils ont rentré joyeusement à la maison.
Le coquelet et la cocotte sont allés dans une réserve pour ramasser des fraises. Dans un moment la cocotte a trouvé une fraise et elle a donné la moitié au coquelet. Dans un petit instant c'était le coquelet qui a trouvé aussi une fraise. Mais comme il était avare, il a mis la toute fraise dans son petit bec. Il ne voulait pas de partager avec la cocotte. La fraise était trop grande et il a commencé à étouffer. « Cocotte, cocotte ! Donne-moi de l’eau ou je vais m'étouffer! » La cocotte a courru dare-dare à une fontaine. Ses plumes se sont hérissées.
« Fontaine, fontaine, donne moi de l’eau. Le coquelet est dans la réserve, les jambes dans l'air. J’ai peur, le peur qu’il ne meurt pas. » « Je te donnerai de l’eau si tu apportes un foulard de la couturière. » La cocotte a courru à la couturière Anette. Ses plumes se sont hérissées.
« Anette, Anette, donne-moi un foulard pour la fontaine. La fontaine me donnera de l’eau pour le coquelet. Il est dans la réserve, les jambes dans l'air. J’ai peur, le peur qu’il ne meurt pas. » « Je te donnerai le foulard pour la fontaine si tu m’apportes des petits souliers du cordonnier » La cocotte a courru au cordonnier Mathieu. Ses plumes se sont hérissées.
« Mathieu, Mathieu ! Donne-moi des petits souliers pour la couturière Anette.Anette me donnera un foulard pour la fontaine. La fontaine me donnera de l’eau pour mon coquelet. Il est là dans la réserve, les jambes dans l'air. J’ai peur, le peur qu’il ne meurt pas. »
Mathieu a eu la pitié de la cocotte. Il a donné les petits souliers à Anette. Anette a donné le foulard à la fontaine. La fontaine a donné de l’eau à la cocotte. La cocotte a courru dans la réserve, ses plumes se sont hérissées. Elle a donné à boire au coquelet et elle l´a sauvé comme cela. Et le coquelet ? Il n’était plus du tout avare depuis ce temps et il a partagé tout avec la cocotte.